
Premier opus du groupe, sorti en 2007, The Circle Is Now Complete fait référence à quelque père spirituel, et n’est pas sans évoquer l’accomplissement du line-up amené par l’arrivée de Jean-Paul Kasprzyk au sein du groupe deux ans auparavant.
L’enregistrement de cet album, réalisé en autoproduction, se répartit en deux lieux : le studio de la Province de Liège, dans lequel quelques morceaux sont enregistrés par Jean-François Hustin, Philippe Corthouts assurant les conseils artistiques ; et le home-made studio de Olivier Gurdebeke, où est effectuée la majeure partie de l’album.
The Circle Is Now Complete présente un cocktail de diverses influences puisées dans la musique traditionnelle d’origine celte ainsi que dans différents courants du rock’n roll. Sont présentes des compositions mais aussi des reprises : on peut entre autres y écouter la charmante Little Wing (Jimi Hendrix).
C’est par cet album que Yew aura fait sa première expérience en studio(s) et par là même ses premiers pas dans les contrées de la production artistique immortalisée. Tout ceci ne constituant qu’un prologue au goût que le line-up laisse désormais fermenter en ce chemin.
Après deux ans de tours et détours, Yew décide d’intégrer le chant même si la formation veut préserver une identité essentiellement instrumentale aux allures progressives.
Leur musique évolue rapidement. A l’été 2008, un nouveau projet montre timidement le bout de son nez. L’ambition est de taille. Comment compenser la perte d’énergie par rapport aux lives endiablés ? Chaque chanson est donc prise à part, étudiée, écorchée, retravaillée, etc. Les idées sont nombreuses, les pistes à emprunter infinies.
Trois mois plus tard, autour de sept cartons de pizzas imbibés d’une bonne dose de vin, la maquette est enregistrée et le train sur les rails.
Trouver un piano à queue, des invités, un studio pour le mixage, un autre pour le mastering, un titre pour l’album : autant de problèmes logistiques qui seront résolus au fur et à mesure que rugiront les premières guitares dans le home studio d'Olivier Jacqmin.
Et à nouveau, trois mois et autant de pizzas et de vin plus tard, le titre est trouvé : White Swan On Black Water. Une imagerie directement repêchée du mythe shakespirien d’Ophélie, noyée par des vagues de sentiments trop contrastés. Au-delà du thème de la mort et de la renaissance, au-delà de l’apparente tranquillité du cygne sur l’eau dormante, c’est une opposition entre deux affinités propres à Yew que les musiciens veulent souligner. Deux quêtes artistiques opposées par le temps et renouées, brassées par cet album. L’une se veut rock ‘n roll, immédiate, tranchée, énergique. L’autre puise dans les racines de la musique occidentale. Pour souligner ces nuances, Yew fait appel à plusieurs invités : Philippe Corthouts à la steel guitare, à la mandoline et au banjo, Marie Corthouts à la harpe, Jean-François Hustin à l’orgue, Johan Dupont aux cuivres et Quentin Halloy aux percussions.
Le mixage et une partie du mastering sont confiés à Staf Verbeeck (Calexico, Arno, Hooverphonic,…), le reste du mastering à Kim Rosen, du West West Side Studio de New York (Franz Ferdinand, Fleetwood mac,…), et la photo de la couverture provient du photographe français Pierre Gable. La distribution, elle, est assurée par COD&S et Munich Records.